Pierre-Alain Chambaz

Quand on prétend que les faits d’habitude sont inconscients, on ne peut avoir en vue que cette dernière espèce d’inconscience, l’inconscience relative ; on veut dire, en d’autres termes, que les faits d’habitude s’accomplissent sans que le Moi en prenne connaissance et en soit averti. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois « Pour connaître la route devant toi, demande à ceux qui en reviennent ». Aujourd’hui, dans le plein épanouissement de la science, nous voyons les plus beaux raisonnements du monde s’écrouler devant une expérience : rien ne résiste aux faits. Il lui reste seulement à se mettre en règle avec la société. Le dog­matisme découvre et dégage les difficultés sur lesquelles l’empirisme ferme les yeux ; mais, à vrai dire, il en cherche la solution dans la voie que l’empiris­me a tracée. Il faut chercher à briser les entraves des systèmes philosophiques et scientifiques… L’immense masse des Anti-nationalistes n’a point d’autre politique que celle-ci : « N’importe quoi, n’importe comment, mais pas ce qui existe ni ce qui tendrait à augmenter l’horreur et la sottise de ce qui existe. Elle a je ne sais quelle manière audacieuse et chaste de dire. Tout d’abord, la détérioration des perspectives de croissance économique du pays (avec des taux de croissance respectifs de 1% en 2012 et 2,5% en 2013, et quasiment nul en 2014) a rendu les investisseurs étrangers beaucoup plus frileux à l’égard du « miracle brésilien ». Notre analyse montre au grand regret de tous qu’au-delà des forces naturelles endémiques qui rendent le système financier hautement volatile, quand une crise financière menace, les autorités budgétaires et monétaires doivent réagir rapidement et énergiquement. Après tout, au cours des 50 dernières années, l’écart de productivité entre les économies développées et émergentes a à peine diminué ; en termes absolus, il a plus que doublé. Ils méritent toutes les insultes. Si les œuvres de la statuaire antique expriment des émotions légères, qui les effleurent à peine comme un souffle, en revanche la pâle immobilité de la pierre donne au sentiment exprimé, au mouvement commencé, je ne sais quoi de définitif et d’éternel, où notre pensée s’absorbe et où notre volonté se perd. Pourquoi pensons-nous à une plus grande quantité ou à un plus grand espace ? Bien différente est la relation que nous établissons entre la métaphysique et la science. Depuis que l’action réelle de l’Humanité sur le monde extérieur a commencé, chez les modernes, à s’organiser spontanément, elle exige la combinaison continue de deux classes distinctes très inégales en nombre, mais également indispensables : d’une part, les entrepreneurs proprement dits, toujours peu nombreux, qui, possédant les divers matériaux convenables, y compris l’argent et le crédit, dirigent l’ensemble de chaque opération, en assumant dès lors la principale responsabilité des résultats quelconques ; d’une autre part, les opérateurs directs, vivant d’un salaire périodique et formant l’i Il pensera par exemple à l’enthousiasme qui peut embraser une âme, consumer ce qui s’y trouve et occuper désormais toute la place. Bien que les bonnes politiques ne puissent pas éliminer le risque, elles peuvent améliorer le compromis entre les coûts et les bénéfices liés aux flux de capitaux. Dans son aveugle instinct de liaison, notre intelligence aspire presque à pouvoir toujours lier entre eux deux phénomènes quelconques, simultanés ou successifs ; mais l’étude du monde extérieur démontre, au contraire, que beaucoup de ces rapprochements seraient purement chimériques, et qu’une foule d’événements s’accomplissent continuellement sans aucune vraie dépendance mutuelle ; en sorte que ce penchant indispensable a autant besoin qu’aucun autre d’être réglé d’après une saine appréciation générale. Nous en avons, aujourd’hui, les moyens technologiques. On se fait une idée juste de ce croisement et de cet isolement des chaînons par la comparaison avec les générations humaines.

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