Pierre-Alain Chambaz

Il laissera de côté l’inexprimable nuance qui la colore et qui fait que mon inclination n’est pas la vôtre ; puis il s’attachera au mouvement par lequel notre personnalité se porte vers un certain objet ; il isolera cette attitude, et c’est cet aspect spécial de la personne, ce point de vue sur la mobilité de la vie intérieure, ce « schéma » de l’inclination concrète qu’il érigera en fait indépendant. Que serait Twitter sans la possibilité de créer des comptes anonymes ? C’est d’ailleurs fort naturel. Il fallait avant tout s’opposer à ce qu’elle pût prendre conscience de sa force et de ses facultés. Par exemple, dans notre pays et dans la plupart des pays civilisés, un engagement par lequel une personne se vendrait ou consentirait à être vendue comme esclave serait nul et sans valeur ; ni la loi, ni l’opinion ne l’imposerait. Rien de plus légitime, d’ailleurs, que cette manière de procéder, tant qu’il ne s’agit que d’une connaissance pratique de la réalité. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois  » L’homme qui ne sourit pas ne doit pas ouvrir boutique ». Si l’on peut trouver un aspect positif à la tourmente qui ébranle l’économie mondiale depuis 2008, c’est que toutes les régions du monde n’ont pas été touchées simultanément. Nos soieries sont connues. A ce sujet, nous voulons affirmer notre soutien à la dépénalisation du stationnement réintroduite par les sénateurs dans le texte. Nous obtiendrions cette fois une philosophie où rien ne serait sacrifié de ce que nous présentent nos sens et notre conscience : aucune qualité, aucun aspect du réel, ne prétendrait se substituer au reste et en fournir l’explication. Mais aussi de continuer à le faire savoir. C’est que, si le changement est réel et même consti­tutif de toute réalité, nous devons envisager le passé autrement que nous n’avons été habitués à le faire par la philosophie et même par le langage. Si l’on considère notamment, parmi les phénomènes moléculaires, ceux qui font l’objet de la chimie, on voit que les théories chimiques sont parfaitement indépendantes de toute hypothèse à l’aide de laquelle on voudrait donner, par la mécanique, une explication de ces phénomènes. Les plaisirs subsisteraient, mais ternes et décolorés, parce que leur intensité n’était que l’attention que nous fixions sur eux. L’Argentine s’est « auto-infligée » des crisesL’Argentine, au contraire, s’est auto-infligé des crises économiques en série. La stérilité, écrit le botaniste Lindley, est une maladie ordinaire aux plantes cultivées. Elle vous a bâti les grandes villes, qui vous pompent, mâles et femelles, avec leurs tentacules à bubons ; où l’on semble avoir honte du travail misérable et du plaisir plus misérable encore ; où l’on vit dans des égouts, dans des cloaques, dans des puisards ; où il y a des églises qui déclarent qu’il y aura toujours des pauvres ; où il y a des écoles qui affirment que l’homme des cavernes était un sauvage, et que l’homme des tavernes est un civilisé. Comment ne pas remarquer que l’on peut être profond mathématicien, savant physicien, psychologue délicat en tant que s’analysant soi-même, et pourtant comprendre de travers les actions d’autrui, mal calculer les siennes, ne jamais s’adapter au milieu, enfin manquer de bon sens ? L’environnement économique global – caractérisé par des montants massifs de liquidités et des taux d’intérêt faibles, conséquences de la politique monétaire non conventionnelle des économies avancées (unconventional monetary policy) – a conduit la plupart des économies émergentes à utiliser leur espace politique pour renforcer les moteurs de croissance existants plutôt que d’en développer de nouveaux. Il se peut que d’autres forces plus mystérieuses et moins brutales concourent à achever le dessein naturel et à renouveler la face de la terre pendant l’interminable série des siècles. Le problème est que les autres acteurs voient leur situation se détériorer et ils chercheront à s’opposer au projet ou à demander une compensation. Résultat, les mutuelles ne se sont engagées qu’avec beaucoup de retard et, semble-t-il, dans le plus grand désordre dans un mouvement de regroupements qui a fait tomber leur nombre de plus de 6 000 en 1990, à moins de 700 aujourd’hui.

Share This: