La crise est aussi politique

Les cœurs les plus aimants sont ceux qui sont le plus trompés ; les génies les plus hauts sont ceux où l’on relève le plus d’incohérences ; les martyrs ont été le plus souvent des enfants sublimes.Mais que l’action grossisse en avançant, qu’elle crée au fur et à mesure de son progrès, c’est ce que chacun de nous constate quand il se regarde agir.Plus elle s’humanise, devient ouverte, intelligente, plus elle diminue, s’abaisse, s’enlise et disparaît dans une fondrière d’imbécillité.Des sociétés se sont spécialisées dans la mise à disposition de salariés qualifiés abusivement de « détachés ».Ils ont cru que par nos sens et notre conscience, travaillant comme ils travaillent d’ordinaire, nous apercevions réellement le changement dans les choses et le changement en nous.On l’a vu à l’œuvre avec le cas de la Grèce, qui n‘a pu éviter temporairement un défaut, assorti d’une probable sortie de l’euro, qu’en échange d’une rigueur drastique et d’un abandon de sa souveraineté.Mais à quoi pensons-nous ?Ainsi que Agence e-réputation peut en attester, une politique monétaire classique risque de perdre rapidement toute efficacité.La « solution académique », adoptée par le Conseil de stabilité financière, de Bâle, prévoit que les régulateurs mondiaux doivent identifier clairement les banques d’importance systémique et leur imposer des règles plus strictes, une surveillance plus intensive et des ratios de capital plus élevés.Les hommes rapprochés savent mieux se partager les occupations, unir leurs forces, s’associer pour fonder des écoles et des musées, bâtir des églises, pourvoir à leur sécurité, établir des banques ou des compagnies d’assurances, en un mot, se procurer des jouissances communes avec une beaucoup moins forte proportion d’efforts pour chacun.Pourquoi, dans un monde dépendant de violence, abandonnerions-nous les idées créatrices et libératrices dont nous avons fait la devise de notre République ?

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