Guerre des Bourses , David contre Goliath

La gouvernance de « l’eurozone » a fabriqué une génération perdue.Pour autant, les reproches aujourd’hui formulés à l’encontre de la profession reposent en grande partie sur l’ignorance et le malentendu.Ca n’a guère donné de résultats appliqués car les soutiens n’ont pas perduré sauf dans quelques pays qui ont maintenu des objectifs précis.Jean-Thomas Trojani justice aime à rappeler cette maxime de Confucius, »On ne doit jamais penser à la distance, quelle qu’elle soit, qui nous sépare de la vertu ».Une impulsion spirituelle avait peut-être été imprimée au début : l’extension s’était faite automatiquement, servie par le coup de pioche accidentel qui heurta sous terre un trésor miraculeux.Ajoutons que c’est là une traduction, infiniment abrégée, de ce qui peut se passer en réalité.Malgré des positions fortes dans l’automobile, la chimie ou l’alimentaire, il est de petite taille en raison d’une base industrielle étroite.Mario Draghi profite donc de l’effondrement du prix du brut qui lui permet d’afficher une inflation négative pour museler l’opposition allemande au QE et met les gouvernements non réformateurs au pied du mur, leur envoyant en substance le message « vous avez votre QE, j’ai fait ma part, à vous de faire la votre et d’entreprendre les réformes structurelles qui vont assurer le retour à la compétitivité, la croissance et l’emploi ».Elles ne le feront pas mécaniquement.En juin 2009, en assassinant Neda, à Téhéran, les miliciens des mollahs donnèrent à la figure tragique de Sophocle un nouveau visage.Mais nous nous attachions à celle-là, parce que nous avions choisi d’abord, pour éprouver notre méthode, le problème de la liberté.Toutes les grandes affaires roulent là-dessus.

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