Du bon usage du conflit

La troisième concerne l’augmentation depuis 2005 de la part du financement de la recherche sur projets par rapport à celle d’un financement global des unités de recherche.Antonio Fiori a par ailleurs souligné la nécessité de continuer à s’adapter et à se réformer, faute de quoi elles ne pourront pas soutenir avec la vigueur nécessaire la reprise.Si oui, comment rémunérer cette mission ?On trouvera toujours une sorte de pression interne exercée par l’activité elle-même dans ces directions ; l’agent moral, par une pente naturelle et rationnelle tout ensemble, se sentira poussé dans ce sens, et il reconnaîtra qu’il lui faut faire une sorte de coup d’état intérieur pour échapper à cette pression : c’est ce coup d’état qui s’appelle la faute ou le crime.Il est empreint de l’actualité et est le reflet des différentes thèses qui se sont opposées pendant les travaux et qui ont été arbitrées autour d’un consensus « mou ».Tantôt cette multiplicité, cette distinction, cette hétérogénéité ne contiennent le nombre qu’en puissance, comme dirait Aristote ; c’est que la conscience opère une discrimination qualitative sans aucune arrière-pensée de compter les qualités ou même d’en faire plusieurs ; il y a bien alors multiplicité sans quantité.Et néanmoins, une fois réalisé, il expliquera le présent autant que le présent l’expliquait, et même davantage ; il devra être envisagé comme une fin autant et plus que comme un résultat.A l’heure des réseaux et du 2.0, il y a comme une absence de conversation véritable.Ce qui faiblit ici, c’est cet ajustement à la situation que le mécanisme cérébral doit assurer.J’avais envie de m’agenouiller, de lui demander de me bénir.Il sert d’abord à réparer les tissus.Pourtant, alors que la plus grave crise du siècle n’en finit plus de finir, la libéralisation des marchés – à laquelle la gauche a largement contribué depuis le milieu des années 1980 – apparaît aujourd’hui comme l’ennemi de l’intérêt général.

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