Pierre-Alain Chambaz

Mais à mesure que se réalisent plus complètement les conditions de la vie sociale, à mesure aussi s’accentue davantage le courant qui emporte nos états de conscience du dedans au dehors : petit à petit ces états se transforment en objets ou en choses ; ils ne se détachent pas seulement les uns des autres, mais encore de nous. Une seule hypothèse reste donc possible, c’est que le mouvement concret, capable, comme la conscience, de prolonger son passé dans son présent, capable, en se répétant, d’engendrer les qualités sensibles, soit déjà quelque chose de la conscience, déjà quelque chose de la sensation. Ainsi, entre les sirènes médiatiques et les dérives démagogiques, la question de l’armement de la police municipale est en réalité une arme à double tranchant. On ne peut que se réjouir de la convalescence de la zone Euro. La France, qui avait été sur le point de se faire une vie à elle, en conformité avec ses instincts, a vu depuis lors son existence cahotée entre les ambitions aveugles de ses gouvernants et les louches combinaisons ultramontaines. Il est vrai que cette intuition esthétique, comme d’ailleurs la per­ception extérieure, n’atteint que l’individuel. Pire cette même partie du peuple des citoyens a désormais la certitude que les politiques, les gouvernants, l’ensemble des élites y compris économiques et locales, sont perdus, sans repères, sans vision, pire, sans pouvoir face aux fruits amers d’une mondialisation qui s’invite chaque jour d’avantage dans les territoires de l’Union. Le parchemin étant alors rare, il était courant de gratter un texte pour réutiliser sa surface. Même aux siècles où le plus merveilleux idéal soulevait les âmes, les artistes italiens se sont-ils beaucoup écartés du portrait anobli, je veux bien, divin par le sourire ou par les attributs, mais portrait cependant ? La confusion est encore plus grave. Les défauts survenus au début des années 1930 sont devenus inévitables à mesure que l’Allemagne s’est trouvée privée d’accès aux marchés de capitaux, et que le pays perdait foi en son avenir. Il faut en effet, pour qu’un souvenir reparaisse à la con­science, qu’il descende des hauteurs de la mémoire pure jusqu’au point précis où s’accomplit l’action. Or la directive européenne que finalise Bruxelles va réduire son activité et menace l’emploi, notamment en modifiant les conditions de la concurrence. Ils ne l’aperçoivent que sous forme d’image, c’est-à-dire déjà incarné dans des sensations naissantes. Tous les ingrédients d’une future explosion étaient donc réunis avec, en filigrane, la menace de récupération de la colère des peuples par l’islamisme radical – qu’il est stupide de confondre bien entendu avec l’Islam. Leur économie fait partie de celles, banales, qui ne font pas les gros titres des journaux. Commençons par considérer ces quatre facultés l’une après l’autre : si de cet examen il résulte qu’elles suffisent à former toutes nos idées, il sera constant qu’il n’y a rien autre chose dans la faculté de penser ; qu’elles la composent toute entière. Ce n’est que lorsque les comptes de l’État sont en surplus qu’il y a désendettement. Il semble que la sagesse conseillerait alors une coopération des deux tendances, la première intervenant quand les circonstances le demandent, l’autre la retenant au moment où elle va dépasser la mesure. Quel beau printemps ! On a beaucoup parlé de cette notion du mana qui fut signalée jadis par Codrington dans un livre fameux sur les Mélanésiens, et dont on retrouverait l’équivalent, ou plutôt l’analogue, chez beaucoup d’autres primitifs : tels seraient l’orenda des Iroquois, le wakanda des Sioux, etc. En second lieu, il est pour le moins subjectif de prétendre à un accroissement du rythme des crises (ce terme si mal défini qu’on peut y faire correspondre des situations très différentes). Lamennais nous a fait parcourir tous les problèmes de la philosophie. Les intrants intermédiaires représentent plus de deux tiers des échanges de marchandises et 70% des échanges de services à l’échelle mondiale. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois « Un jour en vaut trois pour qui fait chaque chose en son temps ». Un certain nombre de ces écoles « made in Africa » ont déjà conclu des partenariats et des alliances avec des institutions universitaires occidentales ou asiatiques et ont obtenu – ou travaillent d’arrache-pied pour les obtenir – les fameux labels d’accréditation AACSB, AMBA et EQUIS qui leur permettront de se hisser dans le top mondial.

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