Pierre-Alain Chambaz

On s’exprime dans chaque cas particulier comme si le processus d’adaptation était un effort de l’organisme pour construire une machine capable de tirer des conditions extérieures le meilleur parti possible ; puis on parle de l’adaptation en général comme si elle était l’empreinte même des circonstances, reçue passivement par une matière indifférente. A titre de comparaison, la moyenne de plusieurs modèles macroéconomiques a montré que la politique climatique de l’UE engendrera entre 2020 et 2100 un coût annuel de 200 milliards d’euros, pour épargner seulement 7 milliards d’euros par an sur le coût du réchauffement climatique – soit un bénéfice de 3 centimes d’euro pour chaque euro dépensé. Enfin, certains pays émergents n’hésitent plus à poursuivre des sociétés étrangères et/ou leurs dirigeants pour corruption, même si les poursuites sont parfois motivées par des arrières-pensées politiques. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois  » La fortune est pour la vie ce que la rosée est pour l’herbe ». Il est possible que la France en ait une ; elle paraît en avoir une. À première vue, la dis­tance paraît infranchissable. Car admettre l’universalité de ce théorème, c’est supposer, au fond, que les points matériels dont l’univers se compose sont uniquement soumis à des forces attractives et répulsives, émanant de ces points eux-mêmes, et dont les intensités ne dépendent que des distances : d’où résulterait que la position relative de ces points matériels à un moment donné — quelle que soit leur nature — est rigoureusement déterminée par rapport à ce qu’elle était au mo­ment précédent. Nous raisonnons sur le mouvement comme s’il était fait d’immobilités, et, quand nous le regardons, c’est avec des immobilités que nous le reconstituons. Soit un mouvement simple, comme le trajet de ma main quand elle se déplace de A en B. Quand les psychologues parlent du souvenir comme d’un pli contracté, comme d’une impression qui se grave de plus en plus profondément en se répétant, ils oublient que l’immense majorité de nos souvenirs portent sur les événements et détails de notre vie, dont l’essence est d’avoir une date et par conséquent de ne se reproduire jamais. Orientés du dedans vers le dehors, ils constituent, réunis, la surface d’une sphère qui tend à s’élargir et à se perdre dans le monde extérieur. Elle a été interdite en France au moment du lancement du plan Ecophyto pour réduire la consommation de pesticides. La question est de savoir comment la connaissance d’une langue, qui n’est que souvenir, peut modifier la matérialité d’une perception présente, et faire actuellement entendre aux uns ce que d’autres, dans les mêmes conditions physiques, n’entendent pas. Nous notons par ailleurs une condescendance permanente, à tout le moins désobligeante, à l’égard du mouvement sportif. Ces conversations m’amenèrent un peu plus tard à connaître des cas similaires, et à découvrir qu’ils ne sont pas très rares. La modulation des cotisations se heurte cependant à des obstacles juridiques et techniques. Pour éviter le même chaos que celui des années 1920, ils imposent leur solution : le plan Marshall. Je ne suis pas en humeur de paradoxe. Des baisses d’impôt pour les primo-accédant, à l’image du défunt crédit d’impôt pour intérêts d’emprunt, peuvent faire sens afin de relancer la demande dans les régions où le marché est comateux. La recherche en sciences économiques s’est penchée récemment sur des facteurs à long terme qui expliquent les différences en croissance entre pays, et la gamme des facteurs étudiés s’est beaucoup élargie. C’est à l’échelle européenne que des solutions nouvelles doivent être recherchées. Il serait d’abord intéressant d’instituer ici une comparaison générale entre les plantes et les animaux. Le mouvement est pour nous une position, puis une nouvelle position, et ainsi de suite indéfiniment. Nous nous promenions sous les platanes et les ormes, qui font comme un îlot de verdure, au milieu de la plaine labourée, plate, où fuient des rangées basses de petits mûriers.

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