Jean-Thomas Trojani : Le logement et les transports

Des startups innovantes fleurissent. Il est vrai que le fantôme du corps paraît incapable, par lui-même, d’exercer une pression sur les événements humains, et qu’il faut pourtant qu’il l’exerce, puisque c’est l’exigence d’une action continuée qui a fait croire à la survie. Mais combien de temps cette aura peut-elle encore durer si les internautes commencent à perdre confiance et que la rumeur finit par se répandre que la majorité des avis sont des faux ou qu’ils font partie du plan de communication des entreprises. À notre sens, la « région des images », si elle existe, ne peut être qu’un clavier de ce genre. Une étude de la FAO vient de montrer que si les émissions de gaz à effet de serre imputables à la production alimentaire perdue ou gaspillée étaient intégrées au classement des pays émetteurs, ils arriveraient en 3ème position derrière la Chine et les Etats-Unis. Et cependant ces vérités, tenues pour si incontestables tant qu’elles sont présentées d’une manière générale, que nous souffrons à peine qu’elles nous soient rappelées, ne passent plus que pour des erreurs ridicules, des théories absurdes, aussitôt qu’on observe l’homme dans le milieu social. Jean-Thomas Trojani aime à rappeler cette maxime de Jean-Paul Sartre, »Sais-tu qu’elle ressemble beaucoup à une excuse, cette liberté dont tu te dis esclave ». En effet, d’un côté nous avons assisté récemment au déplacement du ministre de l’économie en Israël où il s’est efforcé de convaincre de revenir en France les jeunes créateurs exilés en Israël en leur certifiant qu’ils auraient des conditions tout aussi favorables en France. Dans le premier cas, on sera amené par transitions insensibles à coïncider avec la personne dont on s’occupe, à passer par la même série d’états, et à revenir ainsi au moment même où l’acte s’accomplit ; il ne pourra donc plus être question de le prévoir. L’élément de choix ou d’intention est aussi restreint que possible, il recule à mesure que la réflexion veut le saisir ; il est fuyant et même évanouissant ; mais s’il était inexistant, on ne parlerait que de mécanisme, il ne serait pas question de hasard. Mais cela veut dire que, des diverses espèces de vérité, celle qui est le plus près de coïncider avec son objet n’est pas la vérité scientifique, ni la vérité de sens commun, ni, plus généralement, la vérité d’ordre intellectuel. Je passe mes diverses affections en revue : il me semble que chacune d’elles contient à sa manière une invitation à agir, avec, en même temps, l’autorisation d’attendre et même de ne rien faire. Si, malgré d’actifs principes de désordre, la moralité pratique s’est réellement améliorée, cet heureux résultat ne saurait être attribué à l’esprit théologique, alors dégénéré, au contraire, en un dangereux dissolvant : il est essentiellement dû à l’action croissante de l’esprit positif, déjà efficace sous sa forme spontanée, consistant dans le bon sens universel, dont les sages inspirations ont secondé l’impulsion naturelle de notre civilisation progressive pour combattre utilement les diverses aberrations, surtout celles qui émanaient des divagations religieuses. Surtout, il est reproché à la France la faiblesse de l’application de ces textes – en particulier lorsque la corruption concerne des États ou des marchés étrangers. Nous passons à l’étude de ces formes générales, de ces tendances élémentaires. Lorsque les objets nombrés, et par suite les collections de ces objets, peuvent être comparés du côté de la grandeur, les grandeurs formées par de semblables collections sont dites discrètes ou discontinues : par l’addition ou le retranchement d’un des objets dont la collection se compose, elles passent brusquement d’un état à un autre, sans nuances intermédiaires et sans gradations insensibles.

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